1) Les conditions économiques et sociales

A la fin du XIIIème siècle se termine un phénomène très important pour le développement des rapports internationaux: les croisades. Les croisades sont la cause de l'apparition de conditions nouvelles:

Dans l'évolution du costume le facteur économique prend une importance considérable.

Les croisades ont contribuées à l'expansion des échanges internationaux . En même temps l'Europe se dote de nouvelles industries d'importance dans les flandres, dans le midi de la France et dans le nord de l'Italie. Ces deux facteurs réunis contribuent à la naissance d'un capitalisme nouveau, source de luxe vestimentaire (et à la constitution des corps de métier appliqués à la fabrication). Avec la fin des croisades la Méditerranée retrouve la maîtrise du trafic maritime, la navigation est rétablie entre occident et orient.

Ainsi dés la fin du XIème siècle, deux matières premières très importantes pour l'habillement, la laine et la soie, connaissent une diffusion qui va s'amplifier de siècle en siècle.

Au cours des XIIème et XIIIème siècle le costume bénéficie des premières transformations sociales: - Une noblesse de cour s'établit autour du souverain (issue soit de fonctions administratives, soit de services militaires) - Une bourgeoisie riche et puissante s'installe, née de transactions commerciales.

Tout naturellement les bourgeois riches cherchent à imiter les seigneurs et les uns et les autres profitent de la nouvelle prospérité économique. Une élégance réservée traditionnellement aux favorisés se trouve mise à la portée de catégories sociales nouvelles.

2) Le costume
Au 13ème siècle le costume se distingue par sa sobriété et sa simplicité. Il est quasiment le même pour les deux sexes, les pièces du costume portent le même nom pour les deux sexes. Seule la longueur change: mi-mollet ou au genou pour les hommes alors qu'elle recouvre les pieds pour les femmes.

Le bliaud de la période précédente est remplacé par deux robes de laine qui se superposent: la COTTE et le SURCOT (ou surcotte).


- LE GRAND MANTEL: porté par les femmes aussi bien que par les hommes, longue cape flottante, fermée par un bijou, le fermail, dans lequel passe une cordelière ou une chaînette.

- LE GARDE-CORPS: c'est un manteau porté surtout par les hommes, mais aussi par les femmes en voyages, dans toutes les classes sociales. Il est caractérisé par un capuchon et de longues manches fendues.

- LA COTTE-HARDIE : ou (cotardie) sorte de surcot sans ceinture, à jupe ample plus ou moins longue apparaît chez les deux sexes à la fin du 13ème siècle, mais sera surtout en faveur au 14ème siècle. Celle des hommes est munie de fentes latérales, des hanches jusqu'en bas, qui se boutonnent.

- LES CHAUSSES: restent pareilles à la période précédente. Toujours d'étoffe cousue, elles s'ajustent très étroitement à la jambe et monte de plus en plus haut, surtout pour les hommes.

- LES BRAIES: elles prennent la forme d'un caleçon court; elles sont tenues par une ceinture qui retient également les chausses.

3) Les couvre-chefs

Chez soi on porte la cale, simple toile de lin blanche attachée par une bride sous le menton, se porte seule ou sous un bonnet ou un chapeau (chapeaux de feutre , souvent noirs et pointus, à petits bords retroussés ou à large bords plats.

Le chaperon : capuchon attaché à une courte pèlerine (camail), l'extrémité du capuchon, d'abord arrondie, prend ensuite une forme pointue, soutenue par une baleine. Il se porte fermé chez les hommes, ouvert et flottant sur les épaules des femmes.

Les femmes cachent leurs cheveux sous un touret de toile ou une résille : la crépine, de fil blanc ou de soie de différentes couleurs. Le couvre-chef est une étoffe de fil très fine dont les femmes s'entourent la tête en la passant sous le menton. Il se porte seul ou surmonté d'une bande de toile rigide de dix cm de haut, qui s'épingle au couvre-chef.

Les chaussures sont celles de la période précédente, plus variées encore de formes et de couleurs. Le lacet fait son apparition.